Assemblée Générale de l’Office de Tourisme du Valenciennois… sur les traces des Templiers

Lundi 13 juin 2011

– Édition de Valenciennes –

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« À Valenciennes, le tourisme d’affaires est en plein développement »

 Philippe Dessenis veut continuer à valoriser l'image du Valenciennois.

Philippe Dessenis veut continuer à valoriser l’image du Valenciennois.

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|  LE VISAGE DE L’ACTUALITÉ PHILIPPE DESSENIS |

À l’heure où tout le monde prépare ses vacances, l’office de tourisme est en pleine effervescence. C’est la période de pointe pour l’équipe de la directrice Isabelle Duschet et du président de l’OTV, Philippe Dessenis, qui dresse le bilan d’une saison 2010-2011 riche en projets. Il présente également les grandes orientations de la politique touristique.

– Philippe Dessenis, l’office de tourisme a vécu une année de transition en 2010. Expliquez-nous.

« Ce fut effectivement une année de questionnements et d’analyses. On a audité la structure en s’appuyant sur l’office départemental du tourisme et sur des travaux d’étudiants. L’OTV, dans sa configuration actuelle, va avoir sept ans : c’est le moment de dresser un bilan de nos actions et de se demander ce que représente aujourd’hui le tourisme, car les choses évoluent vite dans ce secteur d’activités. »

– Que représente-t-il justement ?

« De la distraction. Un moment de détente, d’une demi-heure, une heure, une demi-journée ou une journée… C’est très variable. On a proposé plusieurs offres de produits, des visites individuelles ou guidées sur des thèmes variés, avec l’appui de moyens modernes tel le lecteur MP3 dont peuvent être dotés les touristes. »

– Quelle est la tendance actuelle ? Y a-t-il des secteurs en développement ?

« Le tourisme d’affaires l’est indéniablement. Nous comptons sur lui, ne le négligeons surtout pas. Le Valenciennois est une terre qui accueille de grandes sociétés nationales et internationales et, par conséquent, des hommes qui logent sur place : la preuve, les hôtels se remplissent bien. Et ces gens, il faut les aider à mieux connaître notre arrondissement, même le temps d’un court séjour : oui, le Valenciennois peut être une destination touristique comme une autre. »

– Ça ne doit pas être facile quand on ne possède pas l’attractivité du Touquet…

« Ici, il y a aussi des richesses patrimoniales et on peut passer d’excellents moments. Le tourisme, dans le Valenciennois, offre une palette de possibilités et nos équipes sont là pour les faire découvrir dans les différentes structures mises en place. C’est le cas par exemple de celle de Sebourg (créée en 2010), sur laquelle nous misons beaucoup. Il faut absolument la développer et l’animer pour faire bouger les gens. »

– Mais pas seulement les touristes de passage ?

« L’audit l’a montré : la population valenciennoise veut découvrir ses richesses. N’oublions pas les nouveaux arrivants : désormais, l’office les prend en charge et les aide à s’installer afin qu’ils se sentent rapidement chez eux. »

– L’été, c’est aussi le moment des grands projets…

« Nous allons travailler sur notre image. Valenciennes, et plus largement le Hainaut, souffrent d’un véritable déficit d’image. Comme nous l’avons déjà fait avec le Cambrésis (lire ci-dessous) et le Douaisis, nous souhaitons nous rapprocher de Maubeuge pour voir comment nous pouvons valoriser nos actions. Cela se fera dans les prochains mois. »

– Cela passe-t-il par la création de gros événements ?

« Nous ne sommes pas là pour produire des événements. L’office de tourisme est avant tout une plate-forme d’orientation. Il faut animer les réseaux et faire savoir que le Valenciennois est une terre de création. Appuyons-nous sur ses richesses et faisons-les connaître au plus grand nombre. »

– De quelle façon concrètement ?

« Nous allons effectuer un gros travail pour développer notre site Internet et s’intéresser de plus près à la génération « smartphone ». Ce sera déjà une première étape. »

Par SAMUEL PETIT

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Lundi 13 juin 2011

– Édition de Valenciennes –

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Sur les traces des Templiers

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 Des traces de Templiers sur les itinéraires de randonnées?

Des traces de Templiers sur les itinéraires de randonnées ?

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C’est l’un des gros projets élaborés cette année. L’office de tourisme du Valenciennois … a été sollicité par une jeune association de Caudry, Via Septemtriones Templi, pour retrouver les traces des Templiers, les protecteurs des pèlerins à partir du XIIe siècle. « Nous recherchons actuellement tout ce qui peut se rapporter à ce thème dans l’arrondissement car c’est un projet important, explique le responsable de la valorisation touristique de l’OTV, David Boukla. Cette association est une variante de celle qui suit les chemins de Saint-Jacques de Compostelle (l’association cambrésienne Saint-Jacques-en-Boulangrie) et il y a un réel intérêt touristique dans cette démarche. Le circuit partira de Saint-Amand pour se diriger vers Anzin, puis Valenciennes, Marly et Maing, où il y a un gros travail historique à faire, avant de rejoindre le Cambrésis. » Après avoir exposé leur projet en mai aux représentants de l’office de tourisme, les bénévoles de Via Septemtriones Templi multiplient les conférences et les interventions pour appuyer leur action destinée à « promouvoir le patrimoine historique et culturel ».

Le Valenciennois veut en profiter. « C’est une bonne opportunité et l’occasion d’attirer et de « fixer » les pèlerins, ajoute David Boukla. C’est le cas des Hollandais et des Belges qui, sur les chemins de Saint-Jacques, font souvent la première étape ici. »

Pour tout renseignement, vous pouvez visiter le site Internet de l’association en tapant : https://viaseptemtrionestempli.wordpress.com/

Par SAMUEL PETIT

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