Etape à Mazinghien

Jeudi 20 janvier 2011

– Édition Cambrai –

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Sur les traces des templiers

de l’Est Cambrésis,

étape à Mazinghien

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 Quatre colonnes issues de la commanderie subsistent dans deux exploitations agricoles. Quatre colonnes issues de la commanderie

subsistent dans deux exploitations agricoles.

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|  ON EN PARLE |

En septembre dernier, le Clarysien Régis Quennesson, président de l’association Saint-Jacques en Boulangrie, annonçait un projet de variante au chemin de Saint-Jacques de Compostelle en cours de balisage dans le Cambrésis, autour des sites templiers. Hier, avec Guy Boussekey, le futur président de l’association à naître sur ce sujet, il s’est rendu à Mazinghien. Village à la riche histoire « templière »… et bien davantage.

« Rien ne relève du hasard. » L’adage est souvent revenu, hier, aux lèvres des deux Clarysiens lancés à la recherche des sites templiers du Caudrésis, pourrait-on dire, « à l’insu de leur plein gré ». Le président de l’association Saint-Jacques en Boulangrie Régis Quennesson aime à dire que comme ces « chemins de Compostelle » qu’il a entrepris de valoriser dans le Cambrésis, l’ordre du Temple lui est « tombé dessus » (lire ci-dessous).

Fin février, début mars, une association sera créée pour structurer le projet de création de « variante » aux chemins de Saint-Jacques de Compostelle sur ce thème. Car à courir après les Templiers dans un secteur où ils ont laissé bon nombre de traces, on risque de se perdre. « Il faut que nous conservions une cohérence », notait hier Guy Boussekey. Et d’insister sur l’importance d’un « fil rouge », à l’exemple de l’Escaut pour le chemin de Saint-Jacques. Un point de repère pour éviter de dériver… Vous en doutez ? Écoutez donc Michel Hennequart raconter son village – quelque 300 âmes mais de quoi remplir des centaines de pages. Nous voici devant l’église, dont le maire de Mazinghien nous précise qu’elle comporte encore des vestiges du premier édifice bâti en 1623 : il y en eut trois, le deuxième datant de 1870 et le troisième, l’actuel, d’après 1918, le village ayant été détruit « à 96 % » pendant la Grande Guerre. Et dans cette « troisième » église orientée Nord-Sud – alors que l’usage veut que ce soit Est- Ouest : étrange, commenteront les Clarysiens – on trouve des pavés hérités de la première… Elle-même bâtie avec des pierres récupérées sur la commanderie templière à l’abandon… Nous y voilà.

La plupart des Mazinghienois connaissent ce pan « templier » de l’histoire du village. D’ailleurs, il y a quelques années, la municipalité a apposé une plaque en acier comportant le blason templier sur le puits devant l’église… C’est en fait l’abbé Baudchon, qui, en 1926, a référencé en différents lieux de la commune, de massives colonnes de pierre bleue issues de l’ancienne commanderie. Nous disant cela, le maire désigne le cahier noirci de la fine écriture du curé, précieuse archive. Mieux, encore, ces colonnes, Michel Hennequart nous emmène ensuite les voir, dans deux exploitations agricoles en activité.

Dans l’étable où nous pénétrons, un jeune veau brun nous considère avec une placide curiosité. Insoucieux sans doute de la large colonne dont la couleur tranche avec les voûtes de briques qu’elle soutient, plus « récentes ». La pierre a résisté aux siècles et même à un incendie, il y a quatre ans. Dans l’étable, il y a trois autres colonnes une autre subsiste dans un GAEC voisin. Vestiges d’une histoire encore mal connue et sujette à toutes les extrapolations, y compris sur un versant ésotérique.

Là n’est pas le sujet, glissent Régis Quennesson et Guy Boussekey, soucieux de préciser le but de leur démarche : valoriser tout à la fois ces sites spécifiques et les villages qui les recèlent. Des communes dont l’identité s’est sans doute constituée autour de ces épisodes mais ne s’y limite pas.

Michel Hennequart rappelle ainsi que dans cette ferme soutenue par quatre colonnes médiévales, se réfugièrent pendant l’Occupation les maquisards… En 14-18, la Kommandantur allemande s’était installée non loin. « Tout est lié », étions-nous tentés de commenter au cours de cette visite. Sans doute, pour créer l’Histoire.

Par  HÉLÈNE  HARBONNIER

Contact…

dans l’attente de la constitution de la nouvelle association :

Saint-Jacques en Boulangrie,

Office de tourisme de Cambrai,

Régis Quennesson (président),

48 rue de Noyon, 59400 Cambrai.

Tél : 03 27 78 36 15

Mail : sjeb@hotmail.fr

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Samedi 22 janvier 2011

– Édition Valenciennes –

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De Saint-Amand

à l’Est du Cambrésis,

sur les traces des templiers

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 Quatre colonnes issues de la commanderie subsistent dans deux exploitations agricoles.

Quatre colonnes issues de la commanderie

subsistent dans deux exploitations agricoles.

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|  ON EN PARLE |

En septembre dernier, le Clarysien Régis Quennesson, président de l’association Saint-Jacques en Boulangrie, annonçait un projet de variante au chemin de Saint-Jacques de Compostelle en cours de balisage dans le Cambrésis, autour des sites templiers. Hier, avec Guy Boussekey, le futur président de l’association à naître sur ce sujet, il s’est rendu à Mazinghien. Village à la riche histoire « templière »… et bien davantage.

« Rien ne relève du hasard. » L’adage est souvent revenu, hier, aux lèvres des deux Clarysiens lancés à la recherche des sites templiers du Caudrésis, pourrait-on dire, « à l’insu de leur plein gré ». Le président de l’association Saint-Jacques en Boulangrie Régis Quennesson aime à dire que comme ces « chemins de Compostelle » qu’il a entrepris de valoriser dans le Cambrésis, l’ordre du Temple lui est « tombé dessus » (lire ci-dessous).

Fin février, début mars, une association sera créée pour structurer le projet de création de « variante » aux chemins de Saint-Jacques de Compostelle sur ce thème. Car à courir après les Templiers dans un secteur où ils ont laissé bon nombre de traces, on risque de se perdre. « Il faut que nous conservions une cohérence », notait hier Guy Boussekey. Et d’insister sur l’importance d’un « fil rouge », à l’exemple de l’Escaut pour le chemin de Saint-Jacques. Un point de repère pour éviter de dériver… Vous en doutez ? Écoutez donc Michel Hennequart raconter son village – quelque 300 âmes mais de quoi remplir des centaines de pages. Nous voici devant l’église, dont le maire de Mazinghien nous précise qu’elle comporte encore des vestiges du premier édifice bâti en 1623 : il y en eut trois, le deuxième datant de 1870 et le troisième, l’actuel, d’après 1918, le village ayant été détruit « à 96 % » pendant la Grande Guerre. Et dans cette « troisième » église orientée Nord-Sud – alors que l’usage veut que ce soit Est- Ouest : étrange, commenteront les Clarysiens – on trouve des pavés hérités de la première… Elle-même bâtie avec des pierres récupérées sur la commanderie templière à l’abandon… Nous y voilà.

La plupart des Mazinghienois connaissent ce pan « templier » de l’histoire du village. D’ailleurs, il y a quelques années, la municipalité a apposé une plaque en acier comportant le blason templier sur le puits devant l’église… C’est en fait l’abbé Baudchon, qui, en 1926, a référencé en différents lieux de la commune, de massives colonnes de pierre bleue issues de l’ancienne commanderie. Nous disant cela, le maire désigne le cahier noirci de la fine écriture du curé, précieuse archive. Mieux, encore, ces colonnes, Michel Hennequart nous emmène ensuite les voir, dans deux exploitations agricoles en activité.

Dans l’étable où nous pénétrons, un jeune veau brun nous considère avec une placide curiosité. Insoucieux sans doute de la large colonne dont la couleur tranche avec les voûtes de briques qu’elle soutient, plus « récentes ». La pierre a résisté aux siècles et même à un incendie, il y a quatre ans. Dans l’étable, il y a trois autres colonnes une autre subsiste dans un GAEC voisin. Vestiges d’une histoire encore mal connue et sujette à toutes les extrapolations, y compris sur un versant ésotérique.

Là n’est pas le sujet, glissent Régis Quennesson et Guy Boussekey, soucieux de préciser le but de leur démarche : valoriser tout à la fois ces sites spécifiques et les villages qui les recèlent. Des communes dont l’identité s’est sans doute constituée autour de ces épisodes mais ne s’y limite pas.

Michel Hennequart rappelle ainsi que dans cette ferme soutenue par quatre colonnes médiévales, se réfugièrent pendant l’Occupation les maquisards… En 14-18, la Kommandantur allemande s’était installée non loin. « Tout est lié », étions-nous tentés de commenter au cours de cette visite. Sans doute, pour créer l’Histoire.

Par  HÉLÈNE  HARBONNIER

Contact…

dans l’attente de la constitution de la nouvelle association :

Saint-Jacques en Boulangrie,

Office de tourisme de Cambrai,

Régis Quennesson (président),

48 rue de Noyon, 59400 Cambrai.

Tél : 03 27 78 36 15

Mail : sjeb@hotmail.fr

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